J’ai eu l’honneur d’intervenir lors de la 4ᵉ journée de l’Académie Internationale de Droit du Numérique (AIDN), dans le cadre du Module 6 : Régulation des réseaux sociaux, cybercriminalité et protection des données. Aux côtés de chercheurs et praticiens de renom, nous avons débattu des menaces croissantes dans le cyberespace africain et des réponses à y apporter.
Dans ma présentation intitulée « Défis et enjeux de la cybersécurité », j’ai rappelé que la transformation numérique en Afrique, et particulièrement en République Démocratique du Congo, ne peut réussir sans intégrer une vision stratégique de la cybersécurité. J’ai insisté sur deux axes essentiels : la protection des infrastructures critiques et le développement du capital humain, conditions indispensables pour bâtir une société numérique résiliente.
Mon intervention a également mis en évidence la nécessité pour les États de faire de la cybersécurité un pilier de souveraineté, au même titre que la défense ou la justice, et pour les entreprises d’adopter une approche « secure by design », où la sécurité est intégrée dès la conception de tout projet digital. Enfin, j’ai souligné le rôle clé des citoyens, premiers acteurs de leur propre sécurité numérique, qui doivent être mieux sensibilisés et formés face aux risques.
La numérisation accélérée de nos économies ouvre des perspectives extraordinaires pour le développement, mais elle s’accompagne de risques majeurs. Les cyberattaques se multiplient, visant aussi bien les institutions publiques que les entreprises privées et les citoyens. J’ai rappelé que la cybersécurité n’est pas qu’une affaire technique, mais une véritable question de souveraineté et de stabilité nationale.
J’ai insisté sur trois priorités :
- les États, qui doivent assumer pleinement leur rôle en mettant en place des cadres légaux et institutionnels efficaces ;
- les entreprises, qui doivent intégrer la sécurité dès la conception de leurs projets numériques ;
- les citoyens, qui doivent être sensibilisés et formés pour devenir les premiers défenseurs de leurs données.
Cette rencontre a confirmé l’importance d’un dialogue constant entre juristes, experts techniques et décideurs politiques pour construire un cyberespace africain plus sûr, inclusif et souverain.